Jeudi 19 mai : en boucle
Le Oui est le champion du recyclage. Il suffit que l'on démonte, texte à l'appui, l'un de ses arguments pour qu'il saute à un autre. On le démonte aussi, il passe au troisième. On contredit le troisième, voilà qu'il revient au premier, sans plus d'honneur intellectuel. Terrible autisme en fait d'un camp qui a compris qu'il se débat en vain. Et le camp du Oui de proclamer la même chose que le Non, disant par exemple que si l'Europe va mal (délocalisations, moi disant-social) la Constitution va permettre de tout arranger. Répétez un mensonge et il finira par devenir une vérité.
Quant à la propagande... Nonobstant la présence peut-être plus grande du Non (à vérifier), la campagne officielle «rééquilibre» les données. Le pompon va quand même au PS qui, pour défendre sa position pro OUI, donne dans le sample du Non. A l'UMP, c'est une campagne à l'américaine qui augure le rétrécissement de la pensée et la mise en valeur de la mise en scène.
Sur France Inter, le Non est plus audible... Faites-nous confiance dit Paoli, reformulant au passage les questions des auditeurs à François Bayrou, censurant ceux qui sont trop offensifs. La campagne vire à l'empoignade, arrachage d'affiches, intimidations. Nous envions votre débat dit un espagnol, et parfois nous le trouvons. Lui, est pour le OUI. Du débat, oui, mais seulement pour le OUI.