Eklablog Tous les blogs
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Publicité

J'accuse

Mardi 31 mai : La télé ment

Battus dans les urnes, ils font comme si de rien n'était... A la TV, les grands analystes politiques donnent de Villiers grand gagnant du vote non alors que, précisément, le vicomte n'a pu empêcher la victoire du oui sur ses terres vendéennes. Pareil dans l'est où l'électorat frontiste est généralement enraciné et où le oui fait parmi ses meilleurs scores.

Sur ce blog enfin, les commentaires néo-nazi et les diatribes anti-communistes démontrent, par leurs outrances, une grande lucidité quant au verdict du vote et au véritable vainqueur de cette bataille électorale caractérisée par une grosse propagande...

Mais à la TV, dans Le Monde ou dans Libé, ce serait la victoire des xénophobes. Point à la ligne. A ce titre, on n'invite que les perdants de la veille, les pro-libéraux démocrates désavoués, ceux pour qui l'ultralibéralisme est un horizon indépassable avec le quel il faut bien s'arranger et dont eux s'arrangent très bien d'ailleurs.

Idem pour les réactions dans toute l'Europe. La TV comme pendant la campagne garde ici une belle constance, celle de ne montrer que des européens pro-ouistes. Comme si le non ne pouvait pas être européen.

Rassurez-vous... La fuite en avant télévisuelle et celle d'une certaine presse (certaine d'avoir raison) n'a pas grand chose à voir avec de l'incompréhension ou de l'incompétence. Pourquoi ? Parce que le marché est indépassable. A ce titre, comme le remarque Arlette avec une certaine justesse (on ne peut pas tjrs se tromper) le grand capital préfère faire monter l'extrême droite (économiquement de droite, comme dirait l'autre et c'est tout ce qui importe au pouvoir financier) qu'une éventuelle redistribution des cartes, et de l'argent.

A la TV, revoilà Philippe Torreton.Capitaine Conan qui avec sa vie publique de star en bandoulière vient mordicus défendre son oui et son rêve d'Europe. Les délocalisations et le libéralisme, il en sans doute connait tout un rayon. Avec Claire Chazal (star du journal du week-end) c'est dans Paris Match qu'ils mesurent la réalité de la misère sociale de l'Europe concrète qu'ils défendent. Cette parole sans crédit se déverse pourtant largement dans la TV.

En réduisant la victoire du non au vote xénophobe, c'est celui-là que l'on encourage. Puisqu'on ne parle que de lui. Dans les médias, 2002 n'a laissé aucune trace. D'ailleurs, ils n'étaient pour rien dans la montée du sentiment d'insécurité et de Le Pen.

A l'issue de la soirée d'élection, Pujadas : «Votre soirée continue sur France 2 avec «Faites entrer l'accusé». CQFD.
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article