Mercredi 23 :
fini la récréation
France inter, France europe express, France 2 nuit
Après quelques jours de tergiversations, revoilà le oui, des arguments tout neufs... Une tribune médiatique lui est acquise. Sur France 3, le non de Petrela est relegué au duplex. Sur le plateau un économiste, un UMP, un PS oui... Le non est coupé, tancé, journalistiquement étudié, on laisse passer des énormités au oui.. Vision sélective... Le non est «charmeur, talentueux, entêté»).
Chirac prend la tête des opposants à Bolkestein. Un an plus tôt, les députés européens UMP la votaient pourtant. Cette directive s'extrairait de la logique constitutive... Elle devient «un chiffon rouge» agité par le camp du non.
Argument du oui : l'idée du cataclysme en berne... L'Europe risquerait d'être en panne. Ne pas dire que la constitution «que nous allons adopter» pourrait aussi être celle qu'on pourrait refuser... en démocratie...
Cruel paradoxe : des militants (Verts du non) croisés dans une manif' de sans-papiers voient déjà le non gagner. Et puis, dans la rue, Arthur dit qu'on va bien aller dans le mur, mais y aller d'abord pour que ça change ensuite. C'est sans doute la résignation et la pesanteur du système, assimilées parfois à la notion de service public, qui plombe le changement. La peur de perdre ce qu'on a...On rêve de mobilisations en se condamnant à la passivité, pire en accompagnant le mouvement. Planqués à l'ombre et vive Pétain.
Reste que dans l'Europe aussi ça bouge, dans d'autres pays, des mouvements sociaux passés sous silence, une Allemagne qui n'en finit plus de stigmatiser ses chômeurs.
Et Martine Aubry : et l'hypocrite idée d'un «social nivelé par le haut», «et nous, et nous, nous nous battrons pour ça.(votez pour nous)»... La constitution serait une révolution, un espoir... Et quand Petrela parle des pressions européennes pour privatiser les services hydriques mondiaux, on laisse couler, sur le mode «ça c'est l'Europe d'hier.»
Pas de charte des droits sociaux, des services publics vidés de leur contenu...Non bien sûr, une reconnaissance officielle et une manière de sauver ces services publics.
Il ne faut pas nous prendre pour des cons, ça ne marche pas, dit un journaliste du social. Lui non peut-être mais combien d'autres...